"Beaucoup de musulmans modernes disent que les fondamentalistes ont tort, que ces derniers ne représentent pas le vrai islam, et que celui-ci n'a jamais prescrit d'assassiner les incroyants. C'est faux ! C'est bien l'islam, le vrai islam, l'authentique islam, qui prescrit de tuer les apostats et les incroyants. Cela est explicite dans le Coran. Le Coran dit même que l'on peut tuer les juifs et les chrétiens et que, si on se lie d'amitié avec eux, Allah promet l'enfer." (Taslima Nasreen)

"Il n’y a pas de cohabitation possible entre l’islam et l’Occident." (Ayaan Hirsi Ali)

"Je n’ai aucun espoir en l’islam. Quand une idée est corrompue, on ne peut la réformer." (Wafa Sultan)

samedi 29 août 2009

« Le jihâd » (Johan Bourlard) (2)

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Ci-dessous, un extrait du livre de Johan Bourlard, Le Jihâd. Les textes fondateurs de l'islam face à la modernité, Editions de Paris, 2009. J'en avais déjà parlé auparavant, mais il m'a semblé utile d'y revenir une nouvelle fois : il faut le répéter sans se lasser, le jihad est un élément central de la doctrine islamique, et il a une signification guerrière.
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On peut entendre l'auteur interviewé à propos de son livre sur l'excellent site Lumière 101 (cliquer ici).
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« (...) l'Occident contemporain souffre d'un paradoxe : alors que les attentats commis au nom de l'islam font régulièrement la une des médias et suscitent quantité de débats, de conférences et de travaux de réflexion, il est pratiquement impossible de soumettre l'islam à la critique sans subir les protestations virulentes et les manoeuvres d'intimidation de la part de musulmans outrés qui déclarent (...) que l'islam est une religion de paix, d'amour et de tolérance, quitte, pour se faire comprendre, à verser le sang de l'un ou l'autre homme d'Eglise ou artiste irrévérencieux et avec pour résultat, un débat de fond toujours biaisé par des Occidentaux apeurés et culpabilisés qui se confondent en excuses et battent publiquement leur coulpe sous peine de passer pour de vulgaires islamophobes ou, pire encore, pour d'ignobles racistes.
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Pour résoudre la question du jihâd, il n'y a pourtant pas d'autre solution que de remonter, tant que faire se peut, aux sources de l'islam, c'est-à-dire à l'islam des origines, l'islam des textes fondateurs, dont on connaît finalement peu de choses en comparaison avec tout ce qui se dit et s'écrit au sujet des musulmans et de leur religion. Et à l'examen des textes (...), que voyons-nous ? Omniprésent dans les dernières sourates coraniques révélées à Mahomet, le jihâd s'étale en long et en large dans les différents recueils de hadîth qui forment la Sunna. Il constitue, en outre, le thème sur lequel se focalisent les premiers récits de la vie du Prophète, les fameux maghâzî mais aussi et surtout la Sîra d'Ibn Hicham, le document de référence auquel ont puisé, dans les siècles ultérieurs, tous les biographes de Mahomet.
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A la lumière des textes fondateurs, le jihâd apparaît incontestablement comme le pivot autour duquel tourne toute la carrière du prophète de l'islam depuis son émigration de la Mecque, en 622, jusqu'à sa mort, dix ans plus tard, à Médine. Dès qu'il projette de quitter sa ville natale, Mahomet romp tout lien avec sa tribu d'origine et conclut avec ses nouveaux alliés médinois des accords et une charte dont le but exclusif est la lutte armée contre tous ceux qui n'adhèrent pas au message de Mahomet avec une récompense sans limites pour ceux qui combattent dans le sentier d'Allah : un abondant butin pour les vainqueurs et, pour leurs compagnons morts au combat, le paradis. A mesure que le prophète guerrier augmente en puissance, le jihâd au départ essentiellement défensif prend un tour de plus en plus offensif. Les combats, razzias et assassinats s'enchaînent à un rythme soutenu - 8 expéditions par an, en moyenne - et sur un territoire toujours plus grand : le Hijâz, ensuite la péninsule arabique, enfin le Croissant fertile qui ouvre la voie à la conquête du reste du monde. (...)
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(...) si le défi de la modernité en Islam ne peut être relevé que par les musulmans eux-mêmes, les Occidentaux ne doivent pas pour autant rester étrangers à ces évolutions, car c'est en Occident que viennent s'établir de plus en plus de musulmans, dont des activistes qui souhaitent islamiser nos démocraties. Face à ce danger les responsables occidentaux croient bon de faire des concessions en favorisant l'installation de l'islam en Occident et en masquant les problèmes que posent les franges les plus radicales des communautés musulmanes. Ce n'est pas de cette façon que nous allons aider les musulmans à avancer. Les problèmes d'intégration doivent être pris à bras le corps et les dirigeants occidentaux ne doivent pas, dans cette entreprise, négliger la fermeté. Jusqu'à présent le régime des concessions a surtout permis l'établissement et la diffusion, au coeur même de l'Occident, de l'islam le plus radical qui considère la politique de la main tendue comme un aveu de faiblesse de la part des Occidentaux et comme une preuve de la vocation de l'islam à dominer le monde.
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Dans leur politique d'intégration, la plupart des dirigeants occidentaux souffrent d'un grave handicap : l'ignorance de l'islam des des textes, de l'islam des origines qui domine encore tellement l'inconscient collectif des musulmans. De plus, cette ignorance s'accompagne souvent d'une indifférence qui les fait croire que toutes les religions sont pareilles et qu'on résoudra le problème de l'islam comme on a résolu celui du christianisme. Faut-il rappeler que Mahomet n'est pas Jésus et que le Coran n'est pas l'Evangile ? Dès 622, Mahomet est devenu l'homme fort de Médine. Il s'est ensuite imposé à la Mecque et dans toute la Péninsule arabique en exerçant la force armée et la terreur. Ensuite dans les deux siècles qui ont suivi l'Hégire, les musulmans ont dominé politiquement et militairement partout où ils sont allés. Arrivés en conquérants, ils se sont taillés un empire dans lequel ils ont immédiatement dominé, contrairement aux chrétiens qui ont dû attendre trois siècles avant de jouir d'une liberté de culte pleine et entière.
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Pour toute personne qui connaît un tant soit peu le christianisme et l'islam, il est clair qu'un chrétien qui voudrait imiter le Christ et ses apôtres n'adopterait pas le même comportement qu'un musulman désireux de suivre l'exemple donné par Mahomet et ses compagnons. On pourra toujours en effet reprocher à un chrétien utilisant la violence pour défendre et/ou propager sa religion, d'avoir trahi l'esprit de son maître. Pour un musulman, ce reproche ne tient pas.
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Dans le projet d'intégration de l'islam dans la modernité, l'Occident a donc un rôle à jouer mais pas celui qu'il a tenu jusqu'à présent et qui ressemble davantage à la diplomatie de capitulation face à un islam intégriste et fondamentaliste de plus en plus arrogant. C'est un autre comportement qu'il faut désormais adopter (...).
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La politique de l’apaisement qui a prévalu jusqu’à présent et qui n’a fait que nourrir le complexe munichois des Occidentaux mais aussi l’esprit de conquête des islamistes, doit maintenant faire place, pendant qu’il en est encore temps, à une politique de fermeté excluant toute concession unilatérale, quitte à déplaire à toute une partie de la communauté musulmane vivant en Occident. Car il y va de la survie de nos démocraties. »
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mardi 25 août 2009

Conflit israélo-arabe : sortir du mensonge

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Par Guy Millière - 18 août 2009
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© Metula News Agency
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Le spectacle odieux et lamentable qui vient d’être donné par le « Congrès » du Fatah devrait être en soi suffisant pour que l’expression « Palestinien modéré » apparaisse être ce qu’en rhétorique on appelle un oxymore : l’accolement de deux mots qui se contredisent mutuellement. Cela n’a rien d’étonnant : comme je l’ai écrit de nombreuses fois, le peuple palestinien n’existe pas.

Il existe des populations arabes qui se sont trouvées prises en otage et utilisées par les dirigeants des pays de la région autres qu’Israël aux fins de mener leur guerre contre le peuple juif. La prise d’otages est la plus longue des temps modernes, puisqu’elle dure depuis soixante ans.

Ces gens infortunés ont d’abord reçu le statut de « réfugiés », et la communauté internationale a créé pour eux une catégorie à part, qui leur permet d’être réfugiés de père en fils, et même réfugiés par alliance.

On les a parqués dans des camps avec la complicité et le financement des Nations Unies, et, ni le Liban, ni la Syrie, ni la Jordanie, ni l’Egypte ne leur ont donné la possibilité de s’intégrer à leurs sociétés.

Dans les années 1960, les dirigeants syriens et égyptiens de l’époque ont compris que vouloir jeter les Juifs à la mer et détruire Israël ne leur valait aucune popularité dans le monde occidental et les faisait apparaître comme des gens aux appétits génocidaires. Ils ont alors procédé à la falsification de l’histoire la plus couronnée de succès des temps modernes : l’invention du peuple palestinien. Les otages sont devenus, bien sûr, membres de ce peuple inventé de toutes pièces.

Tout peuple ayant besoin de dirigeants, on a recruté divers aventuriers, formés et formatés à l’intersection du KGB, du national-socialisme arabe, façon Nasser, et de mouvements fondamentalistes, tels les Frères musulmans.

L’Egyptien Yasser Arafat a été choisi pour devenir le chef du peuple fantoche, alors qu’en dessous de lui, il y avait tout un ensemble d’apparatchiks constituant une nomenklatura orientale.

Les actions terroristes ont pu, dans ce contexte, se trouver dénommées « lutte armée », ou « lutte de libération nationale ». L’opération de politisation de suppléants terroristes - les fédayoun - aux armées arabes régulières a bénéficié du soutien de l’Union Soviétique et de l’essentiel du monde arabe. Elle a reçu, aux Nations Unies, le soutien des pays « non alignés », qui, comme leur nom ne l’indique pas, étaient les pays alignés sur l’Internationale communiste.

L’opération a aussi bénéficié des égards de la « politique arabe » de la France, de l’antisémitisme latent en Europe, de la volonté de nombreux pays de se concilier les grâces des producteurs de pétrole proche-orientaux, et de bénéficier des contrats qui vont avec les grâces.

Au fil des ans, des évolutions se sont opérées. Grâce aux bons soins du président le plus catastrophique à avoir gouverné les Etats-Unis avant Barack Obama, Jimmy Carter, l’Iran est devenu une République islamique et les milices shiites libanaises ont pu devenir le Hezbollah. Le Hamas, branche « palestinienne » des Frères musulmans, a pu voir le jour et, bien que né sunnite, se trouver de plus en plus téléguidé, armé et financé par les mollahs et autres fanatiques iraniens.

L’Union Soviétique s’est effondrée, et les « réalistes » du Département d’Etat américain, qui n’ont cessé d’estimer que les Etats-Unis aussi devaient avoir une « politique arabe » et ne pas hésiter, selon l’expression de James Baker, à « tordre le bras » d’Israël ont fait tout leur possible pour que se produise l’avancée en direction des accords d’Oslo, finalisés sous Bill Clinton.

Dans les années Clinton a eu lieu un « processus de paix », qui n’a cessé de revêtir les allures d’un « processus de guerre », puisque la logique consistait à répéter qu’il fallait négocier comme s’il n’y avait pas d’attentats, alors que ceux-ci n’ont jamais été aussi nombreux ; la question que je me suis toujours posée alors à ce sujet était la suivante : les victimes d’attentats pouvaient-elles faire, elles aussi, comme s’il n’y avait pas d’attentats ? Ce processus a vu Arafat se doter d’une mini dictature totalitaire ayant son siège à Ramallah.

La suite est mieux connue puisqu’elle est plus récente : la construction de la barrière de sécurité, qui a beaucoup frustré ceux qui voulaient s’harnacher des ceintures d’explosifs et se faire sauter en Israël et qui, bien sûr, a suscité des « protestations » de la « communauté internationale ».

Cette dernière s’est vue privée du spectacle de Juifs morts et mutilés, ce qui semble l’avoir frustrée.

L’abandon de Gaza par Israël, rendant le territoire vide de toute présence juive, qui a abouti non pas à un territoire où les Palestiniens se gouverneraient eux-mêmes mais une base arrière du terrorisme et de l’islamisme.

Des actions défensives menées par Israël contre le Hezbollah en 2006, puis en janvier dernier contre le Hamas.

Des occasions gâchées pendant la présidence de George Bush, puisque le Président des Etats-Unis le plus favorable à Israël depuis 1948 a eu pour interlocuteur principal Ehud Olmert. Et maintenant, Barack Hussein Obama et, fort heureusement, pour lui faire face en Israël, Binyamin Netanyahu.

Barack Hussein Obama est, ce qui marque un changement radical par rapport aux années Bush et ce qui contribue à le rendre infiniment plus populaire que Bush dans une Europe où l’antisémitisme revient sans être jamais vraiment parti, le Président le plus hostile à Israël depuis plus de soixante ans.

Sous Bush, des gens tels que Mahmoud Abbas s’efforçaient de modérer leur langage lorsqu’ils parlaient en anglais (en arabe, ils disaient tout, sachant bien que nul dans le monde occidental ne ferait la traduction) ; aujourd’hui, tandis que Barack Hussein Obama (qui a une famille musulmane, comme il ne cesse lui-même de le souligner) se trouve à la Maison Blanche, il n’a plus de raisons de se restreindre, les autres non plus.

Ce qui est lamentable dans cette histoire, est que personne à la Maison Blanche ne semble avoir entendu ce qui s’est dit à Bethlehem ces derniers jours, au Congrès d’une organisation « modérée ».

Ce qui est révoltant est que personne en Europe ne semble avoir vu ou entendu non plus. Ce qui est triste est que les gens qui sont pris en otages depuis soixante ans resteront dans leur situation d’otages, verront passer les voitures neuves et rutilantes des membres de la nomenklatura des « dirigeants palestiniens » professionnels, continueront à être abreuvé de propagande raciste et haineuse et à vivre des subsides de l’UNWRA. Bien sûr, on continuera à accuser Israël, et le peuple israélien devra rester sur le pied de guerre et en situation d’extrême vigilance.

Barack Hussein Obama est allé, au Proche-Orient, de déconvenue en déconvenue. Malgré ses courbettes obséquieuses et ses paroles d’auto-humiliation, il n’a obtenu aucune concession, même infinitésimale de la Syrie, de l’Iran, de l’Arabie Saoudite ou de l’Egypte.

Il semble même que les dirigeants saoudiens soient furieux contre lui, car ils discernent l’ombre de l’Iran, en train de grandir au-dessus de la région.

Les dirigeants syriens et iraniens ne voient pas pourquoi ils accorderaient quoi que ce soit à un faible.

Les procès staliniens organisés ces jours derniers en Iran montrent à quel point Ahmadinejad et Khamenei craignent la parole américaine. Si l’expression n’avait été utilisée autrefois par Mao, ils pourraient dire que les Etats-Unis sont un tigre de papier, sauf qu’à la Maison Blanche, il n’y a pas de tigre et que le papier a la consistance du papier mâché.

La Jordanie elle-même place ses pions, puisque Nayek al-Kadi, le ministre de l’Intérieur du royaume, vient de parler de la volonté du roi de retirer la nationalité jordanienne aux « Palestiniens » qui en disposent ; ce qui devrait apparaître comme le sommet de l’imposture ubuesque, puisque la Jordanie est un Etat créé sur quatre vingt pour cent du territoire du Mandat palestinien et est un Etat arabe « palestinien ». Les seuls habitants de Jordanie à n’être pas des arabes « palestiniens » sont des bédouins, arrivés d’Arabie avec le roi de l’époque lors de la création artificielle du royaume par les Britanniques.

Si le monde voulait sortir du mensonge, il faudrait dire que, pour peu qu’on tienne à appeler un Etat arabe, « Etat arabe palestinien », il devrait être demandé au roi de Jordanie de changer le nom de son pays, qui pourrait devenir ainsi le royaume arabe de Palestine.

Certes, aucun Arabe ne se définissait comme Palestinien avant la création du peuple palestinien dans les années 1960… Le Fatah, mouvement qui a inventé le « peuple palestinien », a été créé par Yasser Arafat en 1964. Avant cela, surtout avant la création de l’Etat d’Israël en 1948, un « Palestinien » désignait un Juif vivant dans la région mandataire appelée « Palestine ». La brigade palestinienne ayant combattu dans l’armée britannique durant la Seconde Guerre Mondiale était exclusivement composée de Juifs.

Si le monde voulait sortir du mensonge, il faudrait mettre fin à la prise d’otages dont ont été victimes les gens qu’on appelle maintenant « peuple palestinien ».

La nomenklatura que constituent les dirigeants du Fatah, et au delà, ceux de l’Autorité Palestinienne, n’a pas à être entretenue avec l’argent des contribuables européens ou américains.

Elle n’a pas à être reconnue comme représentant un peuple par qui que ce soit : si les pays du monde arabe et l’Organisation de la Conférence Islamique tiennent à reconnaître cette nomenklatura, qu’ils le fassent, mais, jusqu’à nouvel ordre, ni l’Europe ni les Etats-Unis ne font partie du monde arabe ou de l’Organisation de la Conférence Islamique, même si, prenant sans doute ses désirs pour des réalités, Barack Hussein Obama a pu dire que les Etats-Unis étaient l’une des grandes puissances musulmanes du monde.

Si le monde voulait sortir du mensonge, et se conduire de manière éthique et honorable, il devrait trouver une issue pour ces gens qui composent ce qu’on appelle désormais le « peuple palestinien » : la paix, si elle doit venir, viendra lorsque ces gens seront délivrés de l’endoctrinement haineux qu’ils subissent depuis des années et lorsqu’ils seront délivrés de la position d’assistés permanents dans laquelle les maintiennent des dirigeants indignes et les Nations Unies ; quand ils seront incités à comprendre que, pour gagner sa vie, il faut avoir une activité créatrice de richesse.

Ensuite et ensuite seulement, on pourra parler d’une « issue politique ». Les frontières futures, lorsqu’elles seront tracées, ne contiendront pas, je serais prêt à le parier, un deuxième Etat palestinien. Non seulement parce que rien ne justifie qu’on crée un deuxième Etat arabe sur le territoire de l’ancien Mandat palestinien, mais parce qu’envisager de confier un Etat à des gens tels que Mahmoud Abbas, aux autres membres de la nomenklatura palestinienne ou, a fortiori, aux dirigeants du Hamas ferait autant sens que confier un dépôt d’essence et un briquet à un pyromane multirécidiviste.

Certes, je crains que le monde ne sorte pas du mensonge immédiatement. L’obsession, en Europe et dans l’administration Obama, ces derniers mois, a consisté à pointer du doigt les « colonies israéliennes ». Donc à entériner l’idée que la paix pourrait venir lorsqu’on céderait aux exigences d’épuration ethnique des dirigeants « palestiniens » qui, si leurs exigences étaient satisfaites, en auraient d’autres qui sont déjà prêtes à être brandies.

L’obsession a aussi consisté à sermonner Israël concernant la construction d’habitations juives dans Jérusalem Est, quand bien même ce sont des Juifs qui disposent des titres de propriété. L’épuration ethnique telle que conçue par les dirigeants « palestiniens » et telle qu’entérinée par les dirigeants européens et les membres de l’administration Obama concerne aussi Jérusalem.

L’administration Obama, envers et contre tout, parle d’un projet de plan de paix qui devrait être présenté en septembre, et on peut donc craindre le pire à ce moment là.

La vigilance s’impose plus que jamais. L’un des composants de la vigilance est le rappel des faits. C’est pour cela que j’ai rappelé ici, très simplement, tout un ensemble de faits historiques. Le « conflit israélo-arabe » ne semble insoluble que dans la mesure où, en prétendant construire sur du mensonge, on ne cesse de bâtir des échafaudages qui s’écroulent les uns après les autres.

Le mensonge est un terrain plus instable et plus illusoire encore que le sable avec lequel on construit sur les plages des châteaux que la marée emporte. Le mensonge, là, a des conséquences bien plus graves que la disparition d’un château de sable.

Il y a plus de soixante ans que des gens sont pris en otages : qui osera dire haut et fort qu’il est temps que cela cesse. Il y a plus de soixante ans qu’Israël est victime d’une campagne d’agression, de haine et de terrorisme telle que, en se faisant complice de la prise d’otages de ce qu’on appelle le « peuple palestinien », les dirigeants des pays occidentaux se sont, en réalité, faits complices aussi de la campagne d’agression, de haine et de terrorisme contre Israël : il serait temps que la campagne cesse, et la complicité des dirigeants occidentaux aussi.
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mercredi 19 août 2009

Le terrorisme, arme du faible ?

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Ni le désespoir, ni la misère ne sont la cause du terrorisme. Prétendre le contraire revient à attribuer des circonstances atténuantes aux terroristes, et donc à les excuser et à les cautionner. Un attentat terroriste n’est pas un « acte de résistance », comme on l’entend parfois dire. C’est un crime abject qui doit être dénoncé en tant que tel. Le « carburant » du terrorisme, comme dirait André Glucksmann, c’est la haine. C’est elle qui est première, même si elle se sert de toutes les justifications possibles pour légitimer ses crimes.
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La médiasphère n’a qu’une explication pour le crime ou le terrorisme : c’est la misère qui les provoque. Cent études indiscutablement scientifiques ont été produites au long des deux dernières décennies, montrant que dans le domaine du crime, il n’en est rien. Bienséante autant que romantique, l’affirmation est tout simplement fausse. Mais rien n’y fait. Et pour le terrorisme ? Après le 11 septembre, le serpent de mer des misérables sombrant dans le fanatisme refait surface – ce qui est grotesque. [1]
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Nous sommes passés de l'ère de la bombe H à celle des bombes humaines. Le champ de bataille a cessé d'être le terrain concret (et physique) du rapport entre hommes en armes. La cervelle de chacun est devenue cible principale ; la conscience des citoyens, l'opinion publique, est le nouveau terrain d'affrontement où le pire et le meilleur se délibèrent et se décident. Ou bien on cède à la panique, ou bien on lui résiste. La bombe humaine carbure à la haine. Et la haine n'est pas l'effet mécanique d'une cause extérieure - la faim, la misère, l'oppression ou l'humiliation. Tous les opprimés, tous les offensés et les affamés de la terre ne se font pas exploser dans les transports en commun, devant les églises ou les mosquées. La haine est une décision personnelle, on se met en haine comme on se met en colère. [2]
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Je réagis d'abord contre un poncif : la haine serait causée de l'extérieur par la misère, l'oppression, l'humiliation... Comme si tous ceux qui vivent dans la détresse se laissaient ravager par la haine. Quel mépris pour les pauvres ! Quelle insulte pour les humbles ! Non, il n'y a aucune mécanique inexorable, aucun lien de cause à effet entre un désastre économique ou social et le terrorisme. Le terroriste moderne, souvent instruit et aisé, est responsable. Sa décision lui appartient. Le terroriste n'est pas un mannequin manipulé par des circonstances matérielles. C'est un assassin qui jouit de tuer. [3]
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Les peuples d’Afrique étaient oppressés par les pouvoirs européens. Existe-t-il du terrorisme africain à Rome, Paris, Londres ou Bruxelles ? Les Allemands et leurs complices ont tué 6 millions de juifs. Aucun rescapé ne s’est fait exploser dans des bus à Berlin ou Nuremberg, Varsovie ou Vienne… Les auteurs palestiniens d’attentats suicides sont vénérés, leurs portraits affichés sur les murs, leurs noms loués et leurs familles sont priées de ne pas pleurer, mais de fêter leur mort. Les officiels et les autorités rendent visite aux familles des défunts tandis que la télévision palestinienne diffuse, en boucle, des enregistrements montrant les adieux des terroristes. Les générations futures sont élevées dans l’adoration de symboles liés à la mort et à la dévastation, éduquées dès leur plus jeune âge à haïr, à tuer et à détruire. [4]
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Thèse majoritaire et bien-pensante : la haine majuscule n’existe pas. (…) La haine doit être réduite à des causes extérieures qui la précèdent : malheurs, malencontres, misères, frustrations, humiliations et offenses. (…) Thèse défendue ici : la haine existe (…). Les raisons qu’on lui assigne ne sont que circonstances favorables, simples occasions (…) de déployer une volonté de détruire pour détruire. (…) chaque jour la haine nous parle. Ces temps-ci elle nous parle à coups d’attentats et de chantages aux otages. Un attentat n’est réussi que s’il taille dans la cervelle des survivants. (…) le terroriste veut vaincre, pas convaincre. S’il frappe n’importe qui et massacre au hasard des êtres inoffensifs, c’est que son action paie, non point en donnant à penser, mais en empêchant de penser. [5]
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« Humiliation » expliquent les politiques. « Misère et chômage », ajoutent les sociologues. « Analphabétisme », stipulent les spécialistes en religion, qui dénoncent une interprétation primaire d’un Coran pris au pied de la lettre. « Bouffées délirantes » par overdose de foi comme de poudre blanche. Les alibis s’enfilent comme des perles de paresse et autant de pièges. Objection vos honneurs ! Tous les miséreux, les humiliés, les offensés, les incultes, les débiles, les parias, les paumés et les drogués de la planète ne se font pas sauter dans les transports en commun, avec chevillé au corps et à l’âme l’espoir noir d’expédier ad patres un maximum d’innocents. Les explications savantes ou généreuses à trop généraliser font l’impasse sur l’initiative individuelle, la détermination résolue, la rationalité de celui ou de celle qui allume, en connaissance de cause, sa ceinture d’explosifs. [6]
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Le terrorisme est l’acte d’une volonté mauvaise qui veut détruire la Civilisation. (…) Et le relativisme qui brouille les cartes est son meilleur allié. [7]
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Nous connaissons aujourd’hui une culture politique de l’excuse. (…) Cette apologie mobilise toutes sortes de définitions et d’explications, comme une litanie d’excuses qui relativise peu à peu notre sentiment de ce qui est mal. (…) Je tiens pour acquis le principe suivant : toute action terroriste est mauvaise en soi. [8]
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La croyance que l’islamisme a une cause matérielle est celle d’un Occident technologique qui, absorbé par ses problèmes de croissance et de gestion, voit le monde à son image et croit que le confort calme les gens, éteint leur ressentiment, leur donne une identité de rechange quand c’est l’impasse. Il n’est pas sûr que ce projet de « faux self », d’identité plaquée, soit une issue. Au Proche-Orient, cette idée signifie que les Palestiniens, dûment financés, penseront plus à bâtir leur pays qu’à faire la guerre ou à rêver d’effacer Israël. Cela se révèle faux, bien que l’OLP jouisse d’aides matérielles importantes. (…) En revanche, la réalité matérielle peut servir de catalyseur, de prétexte pour accuser l’autre, avec plus de vraisemblance, d’être la cause de la faille quand on ne la vit que dans l’échec. [9]
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(…) ceux qui se tuent pour tuer ne sont pas des désespérés, ils célèbrent un idéal au nom duquel ils sont formés. Ni ceux qui les recrutent, ni eux-même ne sont désespérés. [10]
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[1] Alain Bauer et Xavier Raufer, La guerre ne fait que commencer, Gallimard, 2003, p. 119
[2] André Glucksmann, interviewé par Le Figaro, 4 novembre 2004
[3] André Glucksmann, entretien avec Roger-Pol Droit, Le Point, 4 novembre 2004
[4] Yves Azéroual, A-t-on le droit de défendre Israël ? Ce qu’il faut savoir avant de juger, Hachette Littératures, 2004
[5] André Glucksmann, Le discours de la haine, Plon, 2004, p. 11 à 15
[6] André Glucksmann, ibid., p. 40
[7] Yves Roucaute, La puissance de la liberté, P.U.F., 2004
[8] Michael Walzer, De la guerre et du terrorisme, Bayard, 2004, p. 82
[9] Daniel Sibony, Proche-Orient, Psychanalyse d’un conflit, Seuil, 2003, p. 111-112
[10] Daniel Sibony, Fous de l’origine. Journal d’intifada, Christian Bourgeois, 2005, p. 110
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Action SITA

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IMPORTANT : action SITA contre un projet de mosquée à Salon de Provence où la contestation sur place est déjà importante et représente un cas similaire à celui d'Annecy où le projet de nouvelle mosquée vient d'être définitivement enterré.

http://sitasecure.wordpress.com/2009/07/07/mosquee-de-salon-encore-un-terrain-loue-facon-subvention-deguisee
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Islam - Ce que l'Occident doit savoir (1h 39mn)

« Nous tenons pour évidentes par elles-mêmes les vérités suivantes : tous les hommes sont créés égaux ; ils sont dotés par le Créateur de certains droits inaliénables; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur. Les gouvernements sont établis parmi les hommes pour garantir ces droits, et leur juste pouvoir émane du consentement des gouvernés. »
(Déclaration d’indépendance américaine, 4 juillet 1776)